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|Flashback| Qui de nous deux... |Léo . Alexia|

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MessageSujet: |Flashback| Qui de nous deux... |Léo . Alexia| Mer 13 Mai - 21:12


Qui de nous deux...
❝ ... Aura le dernier mot ! ❞

Léo D. Williams Un humain comme les autres, du moins en apparence. Amusant, curieux et hyperactif, il est surtout l'un des meilleurs du lycée. Mais que cache-t-il derrière tous ses sourires ? Sont-ils réellement sincères ? Chacun a sa part de secret, pourquoi pas lui...

Contexte • La journée touche à sa fin et pourtant, le soleil tape toujours aussi fort. La sonnerie indique la fin des cours et bientôt les couloirs vides sont inondés d'étudiants. La semaine touche à sa fin, l'heure est enfin au repos. A moins qu'il ne soit l'heure de s'amuser ?






Alexia T. Gardson La louve tente de se fondre dans la masse. Elle ne connaît pas grand monde, d'ordinaire la solitude ne la dérange pas et pourtant, voilà que ces derniers temps, elle a envie d'aller vers les autres. Du moins, vers une personne en particulier. Après tout, ils pourraient peut-être s'entendre non ?

❝ L'heure de jouer ❞

La sueur perlait son front, le soleil tapait fort en ce début d’après-midi, faisant rougir les pommettes de bon nombre des coureurs. Elle était là, parmi eux, inspirant par bouffée l’air chaud, maintenant un rythme rapide sans s’essouffler. Elle zigzaguait entre les coureurs, son endurance en faisant pester plus d’un, elle sentait les regards noirs la transpercer sans y prêter plus d’attention. Au contraire, elle était plutôt du genre à se retourner et à leur tirer la langue telle une enfant, ou encore les narguer d’un clin d’œil. Elle n’accordait ce traitement qu’à ceux qui la cherchaient de la sorte. Ce n’était pas de sa faute si elle se débrouillait en sport. Ce n’était pas non plus de sa faute si elle n’était pas humaine. Et pour finir, ce n’était pas elle qui avait choisi de devenir louve et d’ainsi améliorer ses compétences physiques.
Alexia regardait ses camarades. Ils étaient plus essoufflés, semblaient fatigués, il fallait avouer que l’enseignant avait fait fort en imposant la course par cette chaleur. Malgré tout, certains gardaient un rythme rapide, c’était eux les plus méritants. La jeune fille continuait de courir, appréciant la légère brise qui faisait virevolter ses mèches rebelles et rafraîchissait quelque peu sa peau. Elle avançait et finit par rattraper quelqu’un. Un gars qui était dans la même classe qu’elle. Un gars grand et fin, brun. Un type qui avait attiré l’attention d’Alexia. Après tout, il attire l’attention de tout le monde. Il est plutôt amusant et, il faut l’avouer, il lui arrive de s’afficher. Comme là, à ce cours de sport où il semblait carrément maudire l’inventeur de la course ou imaginer mille et une manière d’éventrer le prof de sport. Alexia sourit en se voyant le rattraper.

Elle passa à sa gauche, lui tapotant l’épaule au passage :
« Aller, courage, tu peux le faire ! »
Puis elle le dépassait, se retournant pour lui adresser un clin d’œil taquin et un sourire en coin quelque peu moqueur.

Ce n’était pas de la méchanceté gratuite comme beaucoup aurait pu croire, Alexia n’est en rien ce genre de jeune fille, mais elle aime simplement taquiner les gens et lui, il l’amuse d’autant plus. Pas parce qu’elle aime le rabaisser ou lui envoyer des piques, mais plutôt parce qu’il a du répondant, il ne se laisse pas marcher sur les pieds et les deux jeunes ressemblent rapidement à des gamins qui se chamaillent qu’à des lycéens…
La jeune fille continue de courir, son petit sourire amusé aux lèvres. Elle aime ces instants où elle ne se prend pas la tête, où elle oublie presque ne pas être comme ses petits camarades, où elle vit tout simplement, feignant être une jeune fille normale. Enfin, normale, mais surdouée en sport… Il n’y a bien qu’en cela qu’elle est surdouée au lycée d’ailleurs…
Ça a toujours été ainsi. Déjà, dans le Montana, elle rougissait en rapportant ses relevés de notes à ses parents. Elle n’est, d'ordinaire, pas timide ni réellement gênée, mais elle s’en voulait malgré tout de ne pas être à la hauteur. La plupart du temps, ses petits doigts mats pointaient ses appréciations en sport ou les quelques encouragements qu’elle avait, tentant de dissimuler les avis déprimants de ses enseignants la trouvant bien trop dissipée et la considérant comme un ‘élément perturbateur’. Mais ses parents avaient toujours été rassurants, la grondant parfois, mais ils n’allaient pas faire déprimer ou pleurer leur enfant pour de simples notes. Seul Zack s’amusait à lui rappeler qu’il avait eu de bien meilleures notes à son âge. Ces querelles d’enfants se terminant bien souvent aux mains avant que tous ne rient d’un même éclat. Telle avait été la vie d’Alex. Et cela lui manquait.
Mais là, plus personne ne réprimandait la jeune fille, même son aîné, Zack ne la narguait pas autant qu’avant. Après tout, lui aussi a connu une certaine baisse dans son cursus… Ces dernières années n’ont pas été les plus simples pour les Gardson. L’attaque d’Alexia, son premier meurtre, sa transformation, la perte de leur mère, la dislocation de leur famille si parfaite à leurs yeux, la fugue de la cadette, la mort du père et enfin, des retrouvailles plutôt houleuses. Ils étaient heureux de se retrouver tous deux, mais tant s’était passé… Les brisants à jamais. Ni l’un, ni l’autre n’avait espéré qu’ils retrouveraient un semblant de vie comme aujourd’hui.

Le coup de sifflet retentit et les élèves finirent leur tour, puisant dans leurs dernières forces pour ne pas arriver en dernier. L’enseignant fit s’attrouper ses sportifs autour de lui, leur fit un petit discours épuisant et inutile dont il avait le secret, le tout doublé de son talent d’orateur ridicule faisant soupirer plus d’un alors que d’autres levaient discrètement les yeux au ciel. Enfin, il annonça la fin du cours à la joie de l’ensemble de la classe. Chacun se précipita dans les vestiaires pour se changer et Alexia passa un bon moment sous les jets d’eaux froides, appréciant de se débarrasser de la poisse de l’effort.
Elle se rhabilla en vitesse, séchant rapidement sa tignasse pour qu’elle ne dégouline pas trop. En sortant, elle tomba sur Léo. À son visage, elle devinait que l’exercice l’avait fatigué, même si elle devinait que lorsqu’on n'aime pas une matière, on ne se force pas et ne met pas toujours tout son cœur à l’œuvre. Elle réprimait un sourire, elle était pareille. Pas en sport, loin de là, sa performance l’avait prouvé aujourd’hui, mais dans les autres matières scolaires qui, pour elle, étaient d’un ennui mortel.
En comptant tout son parcours scolaire, combien de fois la jeune louve s’était-elle payé des caisses et des retenues ? Elle ne les comptait plus. Elle est encore nouvelle dans cet établissement, la petite dernière qui débarque d’on ne sait où et qui se la joue mystérieuse. Pourtant, ce n’est pas le cas. Ce n’est pas qu’elle veut se la jouer mystérieuse. C’est juste qu’au fond, elle n’est pas à l’aise. Alexia sait dissimuler ce genre de sentiment, à force de changer d’école, de ville, elle a fini par développer sa technique. Si jamais elle venait à l’avouer, on lui rirait très certainement au nez, et comme elle est du genre à voir rouge très rapidement… Elle s’abstient. Tout simplement. Se moquant de ce qu’on raconte sur elle, de ce qu’on pense d’elle, tant qu’on la laisse un minimum tranquille et qu’on n’insiste pas trop lorsqu’elle répond vaguement aux interrogations. Son passé ne regarde qu’elle. Voilà tout.

Elle fixait le jeune homme et finit par ouvrir la bouche, même si elle l’avait légèrement nargué plus tôt elle n’allait pas se gêner de recommencer…
« Il est vivant ! Je n'aurais pas cru que tu tiendrais la fin de l’heure… »

Alexia ne partit pas de suite, restant à regarder son petit camarade pour voir s’il avait du répondant ou s’il était trop épuisé pour lui rendre la pareille. Lorsqu’Alex est d’humeur joueuse, elle n’est pas susceptible, du moins pas trop, tant qu’on n’abuse pas de sa patience en clair et qu’elle reste de bonne humeur. Elle ne savait trop pourquoi elle appréciait taquiner Léo. Il avait peut-être une tête à ça ? Étrangement, elle le trouvait bien plus sympathique que la majorité des personnes de leur classe. Et pour qu’Alex trouve quelqu’un de sympathique sans réellement le connaître, c’est que ça ne sort pas de nulle part. Du moins, la jeune fille l’espérait, si elle pouvait bien s’entendre avec quelqu’un ça ne lui ferait pas de mal.

Ici, elle n’a que Zack, son frère, et avec lui, ce n’est pas pareil. Il est son aîné, il fait tout pour elle, alors elle se doit d’être un minimum reconnaissant… Mais la jeune fille est avide de nouvelles rencontres, de nouveaux délires, puis ce n’est jamais pareil quand on délire avec son frère et lorsqu’on le fait avec un ami.


© Halloween

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MessageSujet: Re: |Flashback| Qui de nous deux... |Léo . Alexia| Jeu 21 Mai - 16:47

Qui de nous deux... ft Alexia T. Gardson
Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints.


C'était une journée chaude, même pour la saison, les salles de classes avaient les fenêtres ouvertes pour laisser entrer la brise quasi inexistante et tenter ne serait-ce qu'un peu rafraîchir l'air étouffant de la pièce. Le cours de sport était le meilleur moyen de se rafraîchir, enfin, ça aurait été le cas si cet imbécile de prof ne nous avait pas privé de la fraîcheur du gymnase. Bien évidemment, il avait préféré nous faire tourner en rond, mieux, en courant. Autant dire le bonheur intégral. L'endurance, sous un soleil qui tapait à vous assommer sur place, était la meilleure idée que notre prof de sport n'avait jamais eu de toute sa carrière, et c'est de l'ironie bien sûr. Le sport n'avait jamais été mon truc, je n'étais pas tout ramollo non plus, mais si j'avais la moindre chance d'y échapper, je la saisissais au vol et par tous les moyens possibles et imaginables. Et on ne peut pas dire que mon imagination est très limitée. Mais je n'avais trouvé aucun moyen d'éviter ce cours cette fois, et puis il m'arrivait de m'y coller, juste pour me donner bonne conscience, comme ils disent dans les pubs où il faut pratiquer une activité physique régulière et tout ça. Mais là l'endurance, sous ce soleil ardent, c'était vraiment beaucoup trop, je ne trouvais pas l'intérêt de courir autour de ce foutu terrain de football dont je commençais à me demander si son périmètre n'avait pas augmenter pendant la journée. Il était vrai que j'aimais plutôt bien le sport, du moins derrière mon écran, le pratiquer étant une toute autre paire de manches. A l'exception d'un sport peut être, le football, et je crois que le fait que de courir autour du terrain de foot ne m'aidait en rien dans ma haine contre ce sport.

Je commençais à peiner à maintenir le rythme, mon maillot trempait littéralement de sueur et le soleil qui frappait au dessus de nos tête me fichait la migraine. Sans compter le prof qui hurlait à plein poumons pour motiver les troupes, bien que je doutais que ça fonctionne puisque je me surpris à le détester un peu plus à ce moment. La sueur vint perler à mon front, mes cheveux trempés eux aussi collaient à celui ci sans que je n'y prête trop attention, il m'arrivait d'être orgueilleux, et il n'était pas question que je sois le dernier de la file. Mais c'était sans compter la première de la classe, en sport uniquement, elle n'était pas particulièrement douée dans les autres matières de ce que j'en avais vu. Alexia vint me tapoter l'épaule en me doublant avec une aisance presque déroutante, non, c'était vraiment déroutant, inimaginable, du moins quand on la voyait faire du sport pour la première fois. Ce n'était pas le premier cours de sport où elle s'amusait à faire enrager ses camarades, même les mecs les plus avantagés physiquement. Elle me lança une moquerie, masquée sous des mots qui se devaient d'être encourageant, avant de me passer complètement devant et de m'adresser un clin d’œil ainsi qu'un sourire en coin amusé, voire moqueur. Je ne pus retenir un grognement mais ne pris pas la peine de lui répondre, en particulier à cause du fait que j'avais tout juste assez de souffle pour tenir encore debout. Oh je lui aurais bien répondus si je n'étais pas en train de fondre littéralement sous le soleil, surtout qu'elle en avait l'habitude, mais je voulais m'éviter un nouveau désastre comme cette fois où ce foutu prof m'avait fait faire trois tour de terrain pour une de mes remarques sarcastiques que je n'avais pas réussi à garder pour moi. Le résultat avait été radicale, j'avais vomi mes tripes au bout du second tour, il m'arrivait plus souvent de tenir ma langue dans ce cours désormais.

Un sourire de soulagement vint s'étendre sur mon visage lorsque le coup de sifflet retentit, parcourant avec difficulté mais hâte les dix derniers mètres restant. Je finis par rejoindre les autres, les quelques derniers se traînant jusqu'à nous pour écouter l'habitude discours bruyant et inutile du coach. J'ignorais pourquoi il se fatiguait encore à le faire, surtout que son auditoire soupirait pour la plupart du temps devant son monologue, qui était la seule chose qui nous séparait encore des vestiaires, tandis que d'autres se contentait de lever les yeux au ciel. Mais je gardais le silence pour ne pas avoir un quelconque tour supplémentaire, j'étais déjà au bord de l'épuisement et attendais le moment où je pourrais me noyer sous la douche avec impatience. L'enseignant manqua de se faire acclamer lorsqu'il annonça la fin du cours, et certains trouvaient encore la force de courir jusqu'aux vestiaires. Je traînais des pieds, pour ma part, et vins m'emparer d'une serviette avant de filer dans une douche avant que celles ci ne soient toutes prises. J'ignorais combien de temps j'étais resté sous l'eau mais ça avait été suffisamment longtemps pour qu'un abruti un peu trop impatient ne cogne contre la porte. Je soupirais avant de couper l'eau et de m'entourer de ma serviette, rejoignant mon casier pour y récupérer mes affaires et m'habiller.

Je sortis du vestiaire des garçons et passant devant celui des filles, reconnu Alexia qui en sortait, je me stoppais net, bien décidé à lui rendre sa réplique de tout à l'heure. Mais le cours avait gommé toute forme de réflexion chez moi et ce, malgré la douche revigorante que je venais de prendre, ça n'avait apparemment pas suffit. Quoi qu'il en soit, elle me fixa avant de me devancer en prenant la parole. Encore une remarque désobligeante, une taquinerie, c'était presque devenu un moyen de communication habituel entre nous. Auquel je ne manquais pas de répondre.
« Je ne me vanterais pas comme ça à ta place, et puis quand on a une caboche aussi vide que la tienne, forcément on peut courir plus vite. » J'esquissais un sourire moqueur, ses notes en cours n'étaient pas florissantes, en fait, on était de parfaits opposés pour ce qu'il s'agissait des différentes disciplines du lycée. J'étais un cerveau ambulant alors qu'elle.. Bah on ne pouvait pas la décrire non plus comme une montagne de muscles mais elle pouvait faire pâlir de jalousie le quater back du lycée alors.. Il n'y avait pas vraiment de mot pour la décrire. « Faudra vraiment que tu m'expliques à quoi tu tournes un jour, t'étais la seule qui n'a pas manqué de s'écrouler face contre terre. » Je soupirais en me massant la nuque d'une main rien qu'a me remémorer le cours, une vraie plaie, j'aurais donné cher pour que la journée se termine là tout de suite et rejoindre ma chambre pour rester allongé sur mon lit jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais je savais parfaitement que ce ne serait pas le cas, mon père rentrait la plupart du temps ivre à la maison et j'étais bien trop occupé pour l'aider à décuver ou garder la maison dans un état décent pour que je n'ai le temps de flemmarder sur mon lit. La sonnerie retentit dans le couloir et je m'adossais au mur envahis par la fainéantise, plusieurs de nos camarades étaient passés devant nous et on ne tarderait pas à devoir retourner en cours.

crackle bones
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MessageSujet: Re: |Flashback| Qui de nous deux... |Léo . Alexia| Lun 1 Juin - 0:53

«I'm running, I can't stop myself, I'm running from everyone else, I'm running away from dreams, I'm running away from me or are they running away from me ? »
Qui de nous deux...
Courir lui faisait du bien, Alex limitait sa course mais elle appréciait se dépenser, ne serait-ce qu’un peu. Mais même en se limitant, elle carburait, elle voulait bien faire un effort, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se donner un minimum. Puis elle n’appréciait pas perdre, elle se devait de l’avouer. Pourtant, ce n’était pas une compétition, mais elle était comme ça, besoin d’être la première. En sport du moins. Uniquement d’ailleurs. Les autres matières ? C’était loin d’être dans la poche, très loin. Mais ça ne la préoccupait pas, elle se forçait, mais ça ne l’avait jamais vraiment intéressée. Puis elle avait raté deux années… Même si elle était jeune à cette époque, il en résultait de nombreuses lacunes. Zackaël avait tenté au mieux de l’aider à récupérer, rattraper son retard, mais il se ressentait malgré tout. Le manque de motivation de la jeune fille n’avait en rien aidé à améliorer son niveau !

Alexia appréciait cette douche froide, elle ne prêtait réellement aux discussions des filles de son groupe. Elle n’était apparemment pas assez girly pour les intégrer. Ça ne l’importait pas plus que ça, il valait peut-être mieux qu’elle n’intègre pas telles discussions, vu son caractère et sa manière de dire les choses, Alexia se serait sûrement mise à dos la plupart de ses camarades en une seule conversation, voire deux. Alors elle s’abstenait de tout commentaire, les écoutants d’une oreille, notant de qui elle parlait pour voir la tête des garçons après, affichant discrètement quelques esquisses quand elle reconnaissait quelques noms.

Elle sortit en dernière du vestiaire, personne ne l’attendait, mais ça ne l’a dérangé pas, ainsi, elle était libre d’aller où elle voulait et de faire ce qu’elle désirait. Mais bien qu’elle se dise cela en continue, elle ne put s’empêcher de faire la conversation lorsqu’elle tomba nez à nez avec Léo alors qu’elle sortait du vestiaire. Alexia fit une remarque quant au fait que Léo était toujours là, bien en vie et tenant sur ses deux jambes. Elle garda le même sourire aux lèvres alors qu’il répliquait. Bien qu’il semble légèrement fatigué par la course, il n’en perdait pas moins son mordant. C’était en cela qu’Alex appréciait ces jeux de ping-pong verbaux qu’elle entretenait avec Léo. Il avait une grande répartie, il ne se braquait jamais vraiment et il était amusant.

Alexia contempla son air fier après sa première remarque, ce petit sourire moqueur qu’ils s’échangeaient continuellement, elle s’y était faite. Elle fit un geste, levant ses deux paumes en l’air, clamant son innocence bien qu’elle n’est pas du tout lieu d’être.
« Du calmé Léo, je ne me vante pas, je suis impressionnée voilà tout ! »
Bien sûr ce n’était pas la vérité, Alexia le savait parfaitement, et elle savait tout aussi que le jeune homme ne se laisserait en rien berner par ses airs et expressions, bien trop fausses pour tromper qui que ce soit d’ailleurs. Puis elle se pencha en avant pour mieux contempler la tête de Léo, bras croisée, prenant un air sérieux, plissant légèrement son front avant de reprendre :
« Puis ma caboche n’est pas si vide, disons qu’elle n’est pas remplie de la même manière que la tienne... D’ailleurs c’est fou, mais je pensais que tu avais une tête bien plus grosse que ça, mais en fait… elle a l’air… normale… »
Elle se redressa ensuite, un de ses sourcils s’haussa à ce qu’il dit. A quoi elle carburait ? Si seulement il savait… ça a certes de bons côtés d’être une louve, il n’empêche que ces dernières années, depuis qu’elle avait achevé sa transformation, Alex n’en relevait que des points négatifs. Ce n’est que depuis peu qu’elle commençait à relever  quelques points positifs, et notamment ces capacités physiques développées. Elle haussa les épaules puis dit avec un air sérieux :
« Bon tu veux la vérité ? »
Elle jeta un coup d’œil à sa gauche, puis à sa droite, attendant que deux gars s’éloignent pour se pencher de nouveau vers Léo : « J’ai des capacités surnaturelles… » Elle resta là une minute à le fixer sans ciller, le regard sérieux, un visage impassible avant de continuer :
« Je peux me transformer en… louve… croisée avec une lapine… ça me fait un poil très soyeux tout ça… »
Je m’écartais dans un petit rire, avant de reprendre :
« Malheureusement c’est pas les plus intelligents des animaux alors je me contente du sport pour tenir le coup. Mais je pourrais te retourner la question. Perso, je gères qu’en sport, toi j’arrive même pas à compter le nombre de matière où tu fais ton fayot… »
Ajoutait-elle, elle aurait sûrement pu compter, mais étrangement, elle n’avait pas envie, puis vu à quel point Léo parvenait à carburer et répondre en un dixième de seconde à une question, elle comptait bien sur lui pour l’éclairer.
Elle parlait de fayot sans réellement le penser, il s’agissait là plus d’un sobriquet qu’elle lui accordait faisant référence au fait qu’il soit premier dans plusieurs matières, et non pas qu’il soit du genre lèche-botte avec les enseignants, bien au contraire. Même si les compétences intellectuelles de Léo ne laissaient doutaient personnes, il n’empêche qu’il possède un caractère bien à lui, qui donne du fil à retordre à bien plus d’enseignants qu’escompté. Voilà ce qu’elle aimait bien chez son petit camarade… Le fait qu’il ne fasse pas de la lèche aux enseignants en plus d’être doué, sinon elle n’aurait certainement pas essayé de discuter avec lui et de commencer avec lui ce petit jeu de conversation…

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia
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MessageSujet: Re: |Flashback| Qui de nous deux... |Léo . Alexia| Lun 22 Juin - 15:32

Qui de nous deux... ft Alexia T. Gardson
Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de bœufs éteints.


Le sport ça craint vraiment de trop, encore plus quand il faut en faire en pleine canicule, franchement, t'es tout transpirant, ça épuise mille fois plus, c'est quoi l'intérêt de courir sous un soleil qui tape à t'en donner des coups de soleil ? A part mourir par déshydratation et ressembler à une écrevisse trop cuite, j'vois pas. J'avais toujours dit que le coach était qu'un sale sadique de toute façon. Ça ne pouvait qu'être ça, du pure sadisme, d'autant plus que ce dernier nous faisait encore languir avec son discours à deux balles que personne n'écoutait, enfin presque personne, il y en avait toujours deux ou trois aimant jouer les élèves modèles, j'étais loin d'en faire partie, d'une parce que je n'étais qu'un élève moyen dans cette discipline, et encore, moyen c'était miraculeux pour quelqu'un comme moi qui fuyait les cours de sport comme la peste. De deux parce que je détestais qu'on me colle cette étiquette d'élève intello et assidu, certes j'étais intelligent, doué, tout ce que l'on veut, mais pas un lèche botte. Bref, le coach écourta son monologue pour le plus grand bonheur de tous, et nous pûmes enfin rejoindre les douches. Je n'avais pas trop traîné puisque l'on avait pas suffisamment de douche pour accueillir tous les garçons, c'était donc la dure loi des premiers servis, et j'eus la chance d'en faire partie, malheureusement un rabat joie avait cogné contre le porte pour m'inciter à me dépêcher après un certain temps dont j'ignorais complètement la durée exacte.

En sortant des vestiaires des garçons encore à moitié anesthésier par cette longue douche, je me stoppais en croisant Alexia qui elle même surgissait du vestiaire des filles. Cette fille sortait tout droit d'une autre planète, c'était impossible autrement, même les plus sportifs n'avait pas réussi à la suivre pendant le cours et avaient simplement traîné leur carcasse remplie de testostérone plusieurs mètres derrière elle. Réplique cinglante, du pur Alexia à l'état brut, elle me faisait peut être pété un plomb à être aussi sportive, mais si on avait bien quelque chose en commun, c'était qu'on avait tous les deux du répondant. Et c'est bien pour ça que je ne m'étais pas démonté, frappant plus fort qu'elle, mais elle contourna ma réponse en prenant cet air faussement innocent tout en prétendant être impressionnée par ma performance. Mon sourire s'allongea, non pas parce que je pensais qu'elle était sincère, puisque je savais parfaitement que ce n'était que de la moquerie pure et dure. Pas du tout affecté par sa réponse je me contentais simplement de lever les yeux au ciel d'un air désabusé, toujours adossé contre le mur. Face à mon silence elle renchérit de plus belle, bien évidemment, se penchant vers moi en feignant de m'observer de plus près tout en constatant que la tête avait bien une taille des plus normales, je tentais de tenir ma langue mais le scientifique en moi n'avait pas envie de se taire. « Tu ferais un peu plus bosser tes neurones tu saurais que le quotient intellectuel ne dépend absolument pas de la taille du cerveau. Tu sais ce que c'est le quotient intellectuel ? Ou un cerveau ? J'peux te l'expliquer ça aussi. » Je soupirais, mimant un air affligé, mais elle me stoppa dans ma comédie en attisant ma curiosité me demandant si je voulais la vérité. J'arquais un sourcil, curieux, buvant presque ses mots. Au moment où elle commença à parler de lapin je décrochais, lâchant un grognement agacé. « Ça t'arrives d'être crédible ? Ou ça t'amuses juste de me faire tourner en bourrique ? Non dis rien en fait, je connais la réponse. » Elle s'écarta dans un petit rire en continuant sa tirade tandis que je l'écoutais quand même avec une moue réprobatrice.

Elle heurta une corde sensible tandis qu'elle parlait du nombre de matières dans lesquelles j'excellais. Me traitant de fayot au passage, et même si je savais qu'elle ne l'avait pas dit que pour se moquer gentiment, je me refroidis légèrement. « Zéro, faire le fayot c'est pas mon truc. » Je me redressais du mur, j'avais les jambes en compote et je maudissais intérieurement ce foutu prof de sport, je dévisageai Alexia avant de finalement proposé mon idée. « Tu sais quoi ? Je t'aime bien, et j'penses que le fait que tu fasses rager ces gros gorilles dénués d'intelligence y est sûrement pour quelque chose, alors pour te prouvé à quel point je peux être le pire cauchemar de n'importe quel prof je te propose de t'asseoir à coté de moi en cours, et puis avec un peu de chance mon incroyable intelligence déteindra peut être sur toi ? » J'haussais des épaules tandis que je lançais ma proposition sans vraiment savoir si elle valait le coup. « Ou alors on fait dans le radical et on sèche ? J'avoue que je suis cassé de partout avec ce cours pourri, comment tu fais pour être autant en forme toi ? » Je parlais définitivement de trop, ce serait bien la première fois que je sécherais un autre cours que celui de sport.

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