AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez| .

Le regard de Saya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 0:44




Saya Zhen Xiao




Le passé est immuable, l'avenir est incertain.


âge : 22 ans ∞ lieu de naissance : réponse ici ∞ métier : étudiante ∞ situation amoureuse : Célibataire ∞ nature : Sorcière particulière ∞ feat : Zhang Ziyi ∞ crédit : Internet


Tempérament de feu ou doux comme un agneau ?


∞ En quelques lignes ou en plusieurs points, décrivez nous le caractère de votre personnage :

Beaucoup sont affectés par leurs malheurs, marqués à vie, non pas physiquement, mais mentalement. Cédant à la violence et à la dépression, ils sombrent et se laissent aller à la facilité des limbes. Tel n’a jamais été le cas de Saya, du moins pas depuis que les ténèbres font parties entières de ce qu’elle est.
Son sourire n’est jamais forcé, la sincérité faisant part entière de son être, il lui vient donc instinctivement, lorsque la situation le suggère. Certains diront qu’elle sourit trop, d’autres pas assez. Elle rétorquera qu’elle sourit ce qu’il faut, voilà tout. La jeune femme a toujours apprécié sourire, déjà enfant il lui plaisait de voir que son sourire se propageait sur le visage de ses proches et surtout de ses parents, et ce, même dans les moments les plus dures. Désormais, même si elle ne peut plus voir son sourire se propager où l’effet qu’il peut avoir sur autrui, elle reste persuadé que cela réchauffe les âmes des sensibles et cela lui suffit.
Enfant elle a longtemps été une petite enjouée et active, curieuse, vive, amusante et amusée, elle s’étonnait de tout et tout l’impressionnait. Elle s’émerveillait d’un rien et s’éclaffait toujours d’un rire clair et cristallin. Son bonheur était celui de ses proches, son malheur aussi. Elle ne désirait que le bien et ne pensais pas que le mal existait, légèrement niaise et aveugle de la réalité du monde comme élevée dans un village reculé de tout.
Mais les mystères et horreurs de la vie lui ont forgé un tout autre caractère. Elle ne s’étonne plus de rien, la peur et la panique ont longtemps été son quotidien, elle a pendant un temps sombré dans une certaine folie qui a mis du temps à cicatriser. Si bien qu’aujourd’hui il lui arrive encore de faire d’horribles cauchemars ou pire, de ne plus distinguer le réel du rêve.
Elle n’a jamais été violente, au contraire, mais elle sait se défendre, même si elle n’a pas la vue, elle sait désormais suffisamment maîtriser son ‘don’ pour l’utiliser à bon escient et se protéger autant que possible des menaces. Elle fait malheureusement facilement confiance, le fait d’être en contact avec le monde extérieur lui plaît beaucoup et elle s’émerveille énormément. Elle est souvent à l’écoute et de bons conseils mais elle ne parle presque jamais d’elle. Elle est loin d’être égoïste et d’aimer se plaindre, bien au contraire…
Elle est gentille, peut-être un peu trop, mais elle ne pardonne que rarement ceux qui s’en prennent à ses proches ou qui cherchent à l’utiliser. C’est une fleur, mais les roses ont toutes des épines.




Anecdotes à raconter ?



∞ Ici, vous pouvez mettre des anecdotes sur votre personnage. Dîtes nous en plus :

∞ Saya a un don particulier, son père ivre de savoir quel serait le futur de sa femme maudit sa fille, alors que ce n’était qu’une enfant. Le sortilège la priva de ses pouvoirs la laissant avec un seul et unique don. La voyance. Pouvoir voir le passé et le futur d’une personne. Un don aussi horrible qu’enivrant. Mais elle n’était qu’enfant. Elle ne le gérait pas. Elle ne faisait qu’être engloutie par ces images. Désormais aveugle, elle ne voit qu’au toucher. De plus, elle sait maintenant contrôler quelque peu son don, pouvoir voir seulement le passé, ou le futur, proche, lointain, tout dépend de ses envies. Seules les prophéties, comme elle les appelle, la happe sans qu’elle ne puisse les empêcher…

▼ Saya se souvient de toutes ces couleurs qu’elle aimait contempler, ces couleurs qui envahissaient l’espace de son enfance. Maintenant elle ne connait que les ténèbres. Aveugle de la beauté de ce monde. Alors qu’elle posait son regard sur un être son passé et futur la submergeait, l’étouffait, la faisait paniquer, elle ne gérait pas, elle ne savait pas, elle avait peur. La folie n’a pas tarder à la happer, dévorant son âme. Elle en avait assez, assez d’être seule, de voir les horreurs, les bonheurs et de ne plus savoir déceler le vrai du faux. Alors elle s’empara d’une de ses pièces pour cheveux, ces magnifiques pièces montées au sommet d’un long pic d’argent. Alors elle se creva les yeux, alors elle ne vit plus rien.

∞ Keisuke est le frère de Saya, il a toujours été à ses côtés, il l’a toujours soutenue, il l’a toujours écouté et conseillé. Désormais Saya souhaite aussi le bonheur de son frère, c’est pourquoi, elle a regardé quelque peu dans son futur, un point particulier tenant à cœur de la jeune femme. Voilà pourquoi ils sont désormais dans la ville de Mystic Falls, c’est ici que Kei rencontrera le bonheur, Saya le sait, et s’il est heureux, alors elle le sera tout autant.




Et vous dans tout ça ?



Pseudo/Nom: Mary ∞ Ton âge : L'âge que j'ai ∞ Comment est-tu arrivé là ? : Ceci est mon deuxième compte ∞ Que penses-tu du forum ? : Je dois bien l'aimer pour faire un second compte  ∞ Et le code dans tout ça ? : VALIDE PAR AMBRE ∞ Un dernier truc à dire ? : réponse ici  

 


 


Dernière édition par Saya Z. Xiao le Lun 28 Juil - 19:31, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 0:45





Et si je vous racontez ma vie ?




Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir.







~ Chapter One ~
Perdu au fond de la forêt, en haut des collines, là où de grandes plaines s’étendent, là où la nature règne en maîtresse du monde, trônant au centre de ces étendues vertes, au milieu de ces plaines se trouve une rivière des plus mystiques, elle n’a pas de source et est infinie, se renfermant sur elle-même, séparant des plaines un petit village dont le seul accès est un pont des plus anciens. Un pont magique. Le pont Yonji.
L’un des plus anciens ponts de Chine, un pont ensorcelé permettant de limiter l’accès au village, n’autorisant que les sorciers d’y entrer, laissant le village invisible aux inconscients et aveugles du monde. Ce village particulier a pour nom Chengyang.
C’est dans tel village qu’un homme arrivait, passant le pont d’un pas assuré et fier, un homme d’une trentaine d’années, un chariot roulant à ses côtés.  Un cheval de trait tirant avec lassitude ce fardeau. Une bête magnifique, lourde et majestueuse malgré ses années. L’homme guidait le cheval de sa bride le faisant passer le pont. Le pont Yonji est doté d’une étrange magie… En effet un sortilège protège le village qui se cache derrière, un simple être humain ne le verra pas et continuera son chemin. Mais un homme possédant la magie le verra et s’y rendra d’un pas assuré. C’est le cas de cet homme guidant cette carriole. La magie résonne en lui. Il porte le nom de Dewei Xiao et il rentre enfin dans son village natal après une longue absence. Et son retour est attendu, après tout, voilà bin longtemps que l’un des trois chefs du village ne s’est pas absenté aussi longtemps…

Ce sont bel et bien des chefs qui gèrent le village de Chengyang. Jadis créé par trois sorciers chinois très puissants, des sorciers au sang purement magique, désireux d’entretenir leur puissance et leur culture, observant et se jouant du monde ordinaire comme surnaturel. Tous trois avaient construit ce village, tous trois y avaient rassemblé des fidèles dotés de magie, tous trois y avaient cherché épouse convenable à leur puissance puis avaient fondé leur famille, permettant à leur force, à leur lignée de ne pas souffrir des siècles et de l’oubli, de ne pas être ternie par la mixité. Xiao, Panlong et Meng. Trois noms lourds de significations et de puissance, trois noms devenus légendes, trois noms toujours portés à ce jour, trois noms toujours présents et respectés à Chengyang. Xiao… Nom que porte Dewei, nom toujours porté par l’un des trois chefs de la cité magique.  Mais la cité a bien changé avec les années. Toujours reculée, invisible aux yeux des ignorants, les habitants la quittent plus volontiers pour découvrir le monde, ou du moins les alentours de Chengyang. Seuls les chefs partent rarement. C’est pourquoi le retour de Dewei Xiao est tant attendu. Mais il ne rentre pas seul au village.

Alors que les habitants se pressent, se faisant passer le mot de son retour, essayant de voir celle qui se trouvait dans le chariot. Car s’y trouvait bel et bien une jeune femme, de quelques années plus jeune, d’une beauté indéniable, d’une prestance sans égal et d’un charme inégalé. Une jeune femme qu’il avait rencontrée adolescent alors que ses parents l’emmenaient à l’un des regroupements de sorciers auxquelles se devaient d’assister les trois chefs et leurs successeurs. C’est là qu’il l’avait rencontrée, l’aîné des Mahô, Ayumi… Elle était jeune et timide, l’eau luisait dans son regard. Une demoiselle née sous la lune d’eau, rare et pourtant la meilleure, la plus puissante.
Il était sous son charme, envoûté, n’ayant d’yeux que pour elle et elle pour lui, d’un échange ils semblaient déjà tout savoir l’un sur l’autre. Lisant, devinant, découvrant, apprenant… Mais la séparation eut lieu, elle japonaise, lui chinois, les eaux les séparaient… Mais un dernier regard, une ultime esquisse suffit à celer la promesse qu’il lui faisait. Un jour, il serait digne de pouvoir l’épouser et de la ramener à ses côtés.
Voilà pourquoi il était aujourd’hui le plus puissant jeune sorcier de la cité, entrant fièrement dans son village, son aimée se reposant non loin de lui. Le soir même, Dewei et Ayumi étaient mariés. Les festivités durèrent longtemps, très longtemps. Neuf mois plus tard, leur premier enfant, Keisuke Jie, venait au monde. Un enfant éveillé et attentif promu à un grand avenir et à devenir leader à son tour, la fierté de ses parents, mais aussi de son village. Un avenir puissant lui étant promis comme étant né sous le soleil ardent d’un après-midi d’été. Un enfant d’une grande puissance et promu à tant de choses, sentiment qui s’intensifia avec les années, se lisant d’autant plus dans son regard…
Mais il ne fut pas l’unique bonheur des Xiao. Quelques années plus tard venait au monde, sous une lune d’eau, leur second enfant, leur fille, Saya Zhen… Longtemps Dewei et Ayumi désiraient et priaient avoir un second enfant, Kei peinait de n’avoir de frère ou de sœur. Mais le destin semblait être contre eux et attristé tout le village de leur malheur écrasant. Voilà pourquoi Chengyang fut en fête à la venue de l’enfant. Une fête aussi imposante que celle qui suivit le mariage de Dewei et Ayumi. Mais c’était bien la dernière fois que le village festoyait de la sorte, le malheur attendant instant propice pour s’y installer sans crier gare…


~ Chapter Two ~
Il était en plein exercice physique, activités fortement recommandées pour les enfants de la cité pour savoir faire face à toutes menaces… Il travaillait avec acharnement comme toujours, ruisselant de sueur, ne prêtant attention à la tension de ses muscles, désireux de repousser encore plus ses propres limites. Il était en équilibre, travaillant encore et encore, mais il le perdit rapidement, une chatouille le déconcentrant et le faisant perdre contenance. Il se releva d’un bond et l’aperçu, il avait deviné qu’il ne pouvait s’agir que d’elle… « Attends que je t’attrape tu vas voir ! » Des éclats de rire fusent dans les champs, les fleurs sauvages se pliant sur leur chemin, leur tige craquant légèrement sous leurs pieds nus. Elle court devant, ses yeux bleus luisant d’amusement, de gaieté et de vie. Vêtue d’un yukata de lin blanc des fleurs multicolores teintées dessus, retenu par un obi rouge elle se mouvait avec grande facilité malgré ses geta de bois. Jeune demoiselle d’à peine six ans, ressemblant tellement à sa mère. Saya fusait, seul le haut de sa tête et ses longs cheveux soyeux dépassaient des herbes hautes. Alors qu’elle courait en riant et criant à l’idée d’être rattrapée elle caressait les fleurs de sa paume de main tout en continuant sa course « Tu m’auras pas Kei ! ».
Un peu plus loin derrière elle Kei avait aussi le sourire aux lèvres, il ressemblait déjà à un jeune homme malgré ses douze années, svelte dans son pantalon de lin gris. Forgé, vif, agile et souple, lui aussi courait, essayant de rattraper sa très chère sœur, prenant grande précaution à ne pas aller trop vite pour ne pas la rattraper trop rapidement. Lui aussi passait ses mains dans les fleurs et les herbes, en attrapant quelques-unes au passage, mais alors qu’il les ôtait de leur tige de nouveaux bourgeons prenaient de suite leur place…
Le rire de Saya se mit à résonner sous les arches rougeâtres du pont Yonji, le claquement de ses geta en faisant de même, c’est alors que Kei se décida à réellement la rattraper et arriva bien rapidement à ses côtés, l’attrapant et la soulevant d’un bras, son rire se mêlant au cri de surprise amusé de sa sœur : « Je t’ai eu ! » s’écriait-il alors que Saya s’accrochait à son bras pour ne pas tomber tout en demandant d’une voix cristalline : « Lâche-moi ! Lâche-moi ! ». Mais elle ne le voulait pas réellement et alors qu’elle touchait de nouveau le sol et leva de grands yeux vers son frère. Il comprit bien rapidement, lui ébouriffa d’une main ses cheveux avant d’y glisser l’une des fleurs qu’il avait cueilli plus tôt. Alors il se tourna et s’accroupit pour qu’elle monte sur son dos. Elle s’y jeta avec un grand sourire et ils rentrèrent ensemble au village. À Chengyang. Au sommet de la petite colline se trouvaient les trois plus grandes maisons du village de sorcier. Celles des Xiao, des Penlong et des Meng. Surplombant la ville et la protégeant d’éventuelles menaces bien qu’il n’y en ait pas eu depuis des siècles. C’est en direction de l’une d’elle que s’élançaient les deux enfants, Saya s’échappant du dos de son frère pour courir dans les bras de son pères installé sous le porche tandis que Kei recevait une bise d’Ayumi, leur mère, après lui avoir tendu le bouquet. Ils étaient heureux. Tout allait pour le mieux.

Les journées à Chengyang étaient toujours bien remplies, entre l’école, celle de la ville pour sortir quelque peu les enfants du village et les mêler à autrui, mais aussi l’apprentissage de la culture du village et de leur nature. Mais ce qui passionnait le plus Saya était de voir ses parents enseigner à Kei les secrets de la magie. Elle assistait toujours à ces cours pour retenir le plus même si ses pouvoirs n’avaient toujours pas pointés le bout de leur nez. Son impatience était telle qu’elle craignait parfois de ne pas en avoir, dans ces instants sa mère était toujours présente pour la rassurer, l’apaisant de caresses, de berceuses et de baisers. Son père lui rappelant qu’à Chengyang il était rare que les pouvoirs se développent avant l’âge de raison, c’est-à-dire la septième année de vie des sorciers. Ses soucis s’envolaient alors rapidement. Ils disparurent entièrement alors qu’elle les ressenti pour la premières fois, quelques mois avant son septième anniversaire.

Il faisait nuit noire, chaudement bordée dans son lit, un voile blanc entourait la jeune enfant. Mais son sommeil n’était pas calme, elle s’agitait, se secouait, fronçait ses fins sourcils et poussait de léger gémissement apeurés. Elle se redressa vivement paniquée du cauchemar qu’elle avait fait, il lui semblait que les flammes, sa phobie, chauffaient toujours sa peau… Elle voulut allumer la lumière mais dans la panique se perdit et fit tomber sa lampe. La peur toujours présente la gelait de plus en plus, elle n’aimait pas s’éveiller ainsi dans le noir. Elle voulut appeler mais son cri s’étouffa brutalement alors qu’elle ouvrait de grandes billes rondes émerveillées. Une multitude de petite lumière, telles des diamants, des étoiles s’étaient éparpillées autour d’elle, l’entourant d’un halo réconfortant… Sa voix lui revint alors, elle sautillait sur son lit lorsque sa mère inquiète accourait. « Okāsan ! Maman ! Regarde ! Regarde ce que j’ai réussi à faire ! » Le regard de sa mère devint bien rapidement aussi émerveillé que celui de Saya alors qu’elle la rejoignait sur son matelas moelleux, caressant des doigts les multiples petites lumières. « Saya, c’est magnifique ma chérie… » Elle lui adressait un grand sourire fier, lui caressant la joue avant de jouer avec elle sur l’édredon, rapidement rejointe par un Kei endormi et Dewei, leur père, ravi et époustouflé par sa propre fille.
Un soulagement, une joie, une fierté, désormais les deux enfants Xiao développaient ensemble leurs capacités, leur savoir et pouvoirs, mais surtout s’émerveillaient de toutes ces belles choses qu’ils pouvaient faire avec cette magie… Malheureusement, la magie n’est pas que merveille…


~ Chapter Three ~
La vie à Chengyang suivait son cours, évoluant tout comme le faisait le monde extérieur mais continuant d’évoluer aussi par eux-mêmes, en terme de magie. Bien que les habitants se mêlent de plus en plus au monde extérieur, la cité restait un havre de paix, un endroit où ils se trouvaient en eux, une place où se ressourcer, où retrouver des proches à l’écoute et aux conseils précieux. On y enseignait la magie à la descendance, on y apprenait toujours plus sur les différentes magies et leurs secrets, on y testait nombre de sortilèges sans craindre d’être aperçu par un ignorant, protégé par le Yonji comme depuis toujours.
Le pont était calme, l’eau clair s’écoulant sous ses arches dans un clapotis berçant. Quand soudain des bruits de pas vinrent résonner sur le bois sombre de Yonji. Ils passaient le pont, bras dessus, bras dessous, elle en uniforme scolaire, bavardant plus que lui, évoquant mille et une chose qu’elle avait vécu en cette simple journée. Lui, vêtu d’un jean et d’un t-shirt, opinant ou riant aux dires de la première, leurs sacs à dos ballotant contre leurs épaules. Saya et Kei discutaient de leur journée, car bien que sorciers, bien qu’enfants d’un des trois grands chefs, ils ne passaient pas tout leur temps dans la cité. Non, Dewei et Ayumi avaient fait le choix de les laisser découvrir le monde extérieur, que cela ne leur ferait que du bien et c’était bel et bien le cas. A l’extérieur ils étaient vu comme des humains comme les autres, ils se développaient sans user de la magie, apprenaient à se débrouiller sans leurs capacités et cela leur plaisait.

Derrière eux, des pas précipités se firent entendre, puis quelqu’un enlaça Saya. Elle sut de suite de qui il s’agissait alors que Kei baissait son regard pour voir de qui il s’agissait. C’était Li-Ming, la fille du chef Panlong, mais surtout la meilleure amie de Saya. Elles avaient le même âge et avaient passé toute leur enfance ensemble. D’ailleurs Li-Ming portait le même uniforme que Saya et lui reprocha : « Saya ! Tu aurais pu m’attendre ! » Mais la fille des Xiao lui tira rapidement la langue avant de rétorquer : « C’est pas de ma faute si tu traînes à faire tes tâches scolaires ! ». Elles se chamaillèrent mais les sourires présents sur leurs lèvres prouvaient que ce n’était que pour la forme. Elles finirent rapidement la fin du trajet bras dessus, bras dessous à rire d’un même son, sous les sourires amusés de Keizuke.

Mais alors qu’ils montaient tous trois la colline surplombant Chengyang ils perçurent rapidement un regard désapprobateur. Ce fut Kei qui distingua le plus rapidement Yao-Xun perché sur une branche, un livre abandonné sur sa cuisse. Yao-Xun s’élança et atterrit tel un félin au sol, souple et silencieux, ne les lâchant pas du regard. Un regard féroce et froid, digne de l’héritier du chef Meng… Du même âge que Keisuke ils étaient tous les deux de très bons amis, bien que leur point de vue divergent énormément, tout comme cela est le cas du chef Xiao et du chef Meng… En effet, bien que les Xiao et les Panlong encouragent le mélange avec les humains, les Meng voyaient cela comme inutile, n’ayant pour seul effet de rendre débile leur peuple, les humains étant indignes de l’intérêt de sorciers tels qu’eux.  « Vous n’en avez toujours pas assez de vous mêler à d’aussi frêles êtres ? » Dit-il avec une voix calme et envoûtante, sombre comme jamais et pourtant on ne lui en avait jamais entendu d’autre, qu’il soit heureux ou non, énervé ou coléreux, il possédait toujours la même voix sombre. Kei eut un petit rire avant de tapoter l’épaule de Yao « Ah, Yao, commence pas à te la jouer comme ton paternel ! Tu n’as pas idée du bien que cela fait de sortir un peu d’ici ! », Mais Yao lui lança un regard qui prouva qu’il savait en effet que cela fait du bien de sortir de Chengyang, mais ce qu’il ne supportait pas est bien la présence des humains, ignorants et débiles à ses yeux. Alors qu’il allait répliquer il fut coupé lorsqu’une main vint se glisser dans la sienne avec un sourire, celle de Saya qui lui adressait un grand sourire : « Tu sais Yao tu devrais venir avec nous plus souvent, ton idée des humains changerait vite j’en suis sûre ! ». Et comme à chaque fois que Saya lui adressait un sourire et le fixait de ses yeux bleus océan il ne put rester froid plus longtemps, poussant un léger soupir et esquissant l’un de ses rares sourires, ne cherchant pas plus, et alors tous quatre allaient s’installer dans les hautes herbes pour discuter, laissant les sujets tabous, les débats de côté.

Mais bien que les enfants héritiers sachent laisser sous silence ce qui se devait de l’être cela n’était pas le cas des trois grands chefs. Souvent il leur arrivait de débattre pendant des heures,  de hausser la voix, de se traiter. Meng n’était en rien de l’avis de Xiao et de Panlong concernant la relation avec les humains. Pour lui, les humains se devaient de rester à leur  place, ils n’avaient pas droit à l’honneur de les connaître, de savoir. Une telle haine ne sort pas de nulle part, bien sûr. La raison était que Meng avait perdu sa femme, sa moitié, la seule personne qu’il ait un jour vraiment aimée. Mais elle n’était plus. Elle aussi défendait les humains bien qu’il ne les apprécie déjà peu, il lui arrivait souvent de sortir de la cité pour se mêler à eux, elle aimait beaucoup cela. Or, un jour, un accident arriva. Elle fut renversée par une voiture et mourut avant que son mari n’arrive à son chevet. Il avait tout perdu, ne lui restant d’elle que son fils qui lui ressemblait tant. Depuis sa haine et son dégoût pour les humains le happe de plus en plus, haine qu’il partage depuis toujours avec son fils depuis sa plus tendre enfance…
Pour lui, tout Chengyang se devait de s’allier aux vampires et notamment à un clan vampirique, les Jiangshi, qui régnait sur l’une des villes alentour de leur village. Mais Meng faisait toujours face au refus sévère de Xiao et Panlong, si bien qu’il cessa d’évoquer le sujet, alors les deux chefs pensèrent qu’il avait laissé cette idée dans l’oubli… Mais Dewei restait persuadé que Meng cachait son jeu et ce même si Panlong tentait de le persuadé que c’était fini et que cette mésentente était derrière eux, mais Dewei continuait de soupirer, préoccupé : « Je n’en suis pas si sûr mon ami, à mon grand regret… » Et il eut bien raison de rester méfiant…
Il se moquait que Meng ressente sa méfiance, il ne la cachait pas, une tension naquit entre les deux chefs, tension que Panlong peinait à apaiser, tension qui envahit le cœur de leurs fils. Keisuke et Yoa-Xun avaient tous deux vingt années, ils étaient donc de plus en plus mêlés aux affaires de la cité et cela influa beaucoup sur leur relation, au grand regret de Saya et Li-Ming qui virent l’amitié des deux garçons voler en éclats… Mais les atrocités ne cessèrent d’accroître…

C’était le dernier jour des jours chauds, le ciel était clair et l’air lourd. Le soleil baissait lentement à l’horizon. De toute la journée le chef Meng n’avait été vu, son fils non plus. Panlong ne s’en inquiétait pas, mais tel n’était pas le cas de Dewei, Ayumi ou encore Keizuke. La tension se lisant sur leur visage et Saya en était bien consciente, mais elle n’en comprenait pas la raison. Elle fut à son comble lorsque Meng arriva en compagnie de son fils mais pas que. À sa suite, des vampires, au nombre de cinq. Les Jiangshi, dont le chef marchait aux côtés des deux sorciers, fier d’avoir enfin passé les barrières magiques du village. Tout fut alors très rapide. D’un même geste, Ayumi et Dewei firent disparaître les vampires qui furent renvoyés sur le pont, l’accès du village leur étant de nouveau condamné. Leur colère se fit très rapidement entendre, faisant trembler Saya et Li-Ming. Mais autre chose les fit d’autant plus tressaillir. L’opposition entre Meng et Xiao, les reproches fusaient, les arguments aussi, Meng était animé d’une haine noir, on aurait dit qu’il désirait tuer le chef Xiao… « C’est ma femme qui a souffert, elle qui a péri, comment ferais-tu, Dewei, si c’était la tienne qu’on t’avait arraché ?! » Pesta-t-il avant de déposer son regard fou sur Ayumi. La seconde suivante elle s’effondrait, hurlant de douleur alors que Meng et Yao-Xun quittaient définitivement Chengyang, laissant derrière eux Panlong et sa fille perdus, mais surtout, la famille Xiao s’afférant en pleurant sur le corps de la mère, la femme, d’Ayumi qui souffrait suite à la violence du maléfice que lui avait jeté l’homme qui autrefois était leur grand ami…


~ Chapter Four ~
Le sortilège lancé par Meng défiait toute logique, de la magie noire pure, dépassant entièrement les capacités des chefs Xiao et Panlong, ne parvenant en rien à calmer les souffrances d’Ayumi qui se faisaient toujours plus puissantes en fonction des jours, toujours différentes… Keizuke tentait tant bien que mal de consoler Saya, tous deux détruits par la tournure des évènements. Les Meng les avaient trahit. Ils ne parvenaient à l’accepter, à le comprendre… Keizuke en voulait plus que tout à Yao, Saya ne parvenait à lui en vouloir, ne se rendant même pas compte de l’ampleur de la situation, bien trop jeune pour cela.
Dewei, quant à lui, perdit toute raison. S’emportant il n’y eu pas un jour sans que sa colère n’éclate, il ne dormait plus, ne se préoccupait plus de ses enfants ou du sort du village, tout ce qui l’importait été de rester aux côtés de son épouse et d’essayer, en vain, de trouver solution à sa douleur, de l’apaiser, de la sauver. Il craignait le futur que lui réservait Meng, il n’aimait pas savoir ce qu’il allait se dérouler. C’est ainsi qu’il eut cette folle idée, quittant pour la première fois le chevet de sa femme sous les regards curieux de sa famille et des Panlong pensant qu’il avait trouvé solution aux tourments de la magnifique japonaise.

Les livres tombaient un à un des étagères, claquants au sol tels de lourds pavés. Enfin il trouva ce qu’il cherchait, un énorme grimoire ayant appartenu aux fondateurs de cette ville, les trois plus grands sorciers qu’ai connu Chengyang. Il feuilletait vivement les pages fragiles, se moquant de les déchirer sous la pression rude de ses mains lourdes. Puis il se stoppa net, balbutiant, lisant à une vitesse ahurissante une page, un sourire fou étirant ses lèvres au fur et à mesure qu’il lisait. Saya avait peur, elle n’aimait le voir ainsi, elle se dissimulait derrière son frère, s’accrochant à son haut alors que Kei questionnait inquiet leur père : « Qu’est-ce que tu as trouvé ? Explique-nous ! » S’impatientait-il alors que Dewei ne lui accordait pas d’intérêt. Puis il releva enfin le nez, levant ses yeux injectés de sang vers lui, balbutiant dans un souffle saccadé, effrayant : « J’ai trouvé… Kei, j’ai trouvé…. J’ai trouvé !!! J’ai trouvé hahaha !!! On vaincra son futur ! J’ai trouvé ! » Il secouait le grimoire, tapotant du doigt la page, Kei lisant avec difficultés tentant de ne pas se laisser décontenancer par la folie frappante de son père, les larmes montant aux yeux de Saya comme elle ne reconnaissait en rien son cher père. Mais ils étaient tous deux intrigués, se demandant de quoi pouvait bien parler leur père et espérant avant tout qu’il ne fasse pas erreur.
Saya reporta son regard sur Kei, le détachant avec difficulté de son père répétant toujours la même chose. Mais Kei n’avait pas l’air serein. Il fronçait les sourcils avant de dire lentement : « Mais… Papa… ce n’est pas possible, c’est un sort interdit, c’est dangereux, il n’a jamais fonctionné… Seul un puissant sorcier pourra vraiment le contrôler et encore… Seuls les anciens y sont parvenus avant de voir l’horreur qu’il engendre… » Saya questionnait son frère du regard mais il ne lui accordait pas d’attention, inquiet par ce que s’apprêtait à faire leur père. Son enthousiasme déluré ne perdit pas de vivacité malgré les mises en gardes de son fils. Dewei porta alors son regard fou sur sa fille, un sourire toujours sur ses lèvres : « Ma Saya… Ma Saya y arrivera ! Elle est née d’un miracle, ses pouvoirs sont apparus avant tous les autres, Ma Saya y arrivera ! » La jeune enfant recula d’un pas, la peur la happait de nouveau au fur et à mesure que son père parlait. Kei s’était interposé entre eux, confrontant son père, haussant le ton : « Mais tu es fou ! Saya n’a que quatorze ans ! Elle n’est pas assez puissante ! ça va la détruire ! » La peur se lisait dans le ton de Kei et cela effraya d’autant plus Saya qui reculait de quelques pas, palissant, ne comprenant rien à ce qu’il se passait, les regardant l’un et l’autre à tour de rôle, ne sachant ce que voulait faire son père d’elle qui attise autant la peur et le refus de Keizuke.
Elle aurait voulu demander, savoir en quoi elle pouvait sauver sa mère comme elle l’avait toujours désiré mais aucuns sons ne sortaient de sa bouche, paralysait par la peur qu’alimentaient les éclats de voix de son père ainsi que de son frère. Pui Keizuke valsa dans toute la pièce, assommé il s’écroula au sol en gémissant. Saya avait poussé un cri strident : « Nii-Chan!!! » Elle pleurait, ne comprenant ce qu’il venait de se passer. Dewei avait le bras levé, cela était son fait. Il pesta alors d’une voix horrible attrapant violemment le bras de sa fille, la traînant à sa suite, le grimoire sous le bras : « C’est ma Saya. J’en ai le droit. Je l’ai créé. Je lui ai enseigné. Elle est à moi Keizuke, j’en fais ce que je veux, je sais ce dont elle est capable. Elle y arrivera. Elle ne me décevra pas. » Il avait alors définitivement perdu la tête, crevant de remords vis-à-vis de ce qui arrivait à sa femme.

Malgré les supplications de sa fille il ne l’écoutait pas, il ne faisait pas plus attention à elle, obnubilé par ce qu’il essayait de faire. En quelques instants il trouva ce dont il avait besoin, peu de temps après il avait préparé le breuvage et se tourner vers sa fille. Saya était assise au centre de la pièce, des bougies volaient en tous sens pour venir l’entourer et s’allumer d’un même souffle. Des pas précipités se firent entendre, Keizuke accourait en présence du chef Panlong dans l’espoir d’arrêter Dewei, mais d’un simple geste de la main la porte se ferma, infranchissable.
Alors Dewei s’agenouilla en face de sa fille, essuyant de ses doigts rudes les larmes qui inondaient ses joues : « N’aies pas peur ma Saya, tu vas voir, je sais que tu peux le faire, toi seule peut sauver ta mère. Tu veux la sauver n’est-ce pas ? » Demanda-t-il en continuant de lui caresser les joues alors que Saya, toujours aussi effrayée opinait avec peine, n’ayant pas de voix pour répondre, une boule déchirant sa gorge, la peur l’alimentant de plus belle… Elle ne put bouger lorsqu’il commença à réciter la formule, la perçant de son regard, l’empêchant ainsi de faire ou dire quoi que ce soit. Il la força à boire le mélange d’une traite. Une fois qu’elle eut porté la dernière goutte à ses lèvres sa tête parti en arrière, la boisson la brûlait à l’intérieur, elle s’éleva dans les airs alors que les bougies virevoltaient autour d’elle, elle fixait le vide alors que son père souriait de la réussite de son sortilège. Puis tout s’arrêta d’un coup, les bougies tombèrent une à une avant que Saya ne s’effondre au sol, Dewei se penchant de suite sur elle pour lui asséner des gifles pour qu’elle s’éveille. La porte vola en éclat, laissant place à Kei et Panlong inquiet. « Ne la touche pas ! » hurla Kei alors qu’il attrapait le corps de sa sœur. Ce simple contact la fit ouvrir violemment les yeux et de suite elle se mis à hurler.

Les images défilaient sous ses yeux, elle voyait tout et trop à la fois. Le passé le futur que ce soit de Kei qui la tenait, de Panlong à ses côtés ou de son père qui lui faisait face. Mais pas que… Elle revoyait aussi tout ce qui s’était déroulé dans cette pièce… et ce bien avant sa naissance… Mais elle voyait aussi ce qu’il allait se passer. Mais tout allait trop vite, comme accéléré et ralenti en même temps, flou et imperceptible, elle regardait de tous les côtés, s’agitait, repoussant Dewei sans réellement savoir qu’il la tenait, l'appelant pour la ramener à la réalité, mais c'était vain, c'était désormais trop tard... Elle ne distinguait plus le réel, le passé et le futur. Elle était perdue. Et elle hurlait, pleurait, s’attrapait le crâne de ses deux mains, ces visions déchirant son crâne…
Comme l’avait redouté Keizuke elle ne contrôlait rien, elle voyait le passé et le futur, certes, mais de toute chose sur lesquelles ses yeux se posaient. Elle était submergée, trop jeune et pas suffisamment prête ou entraînée pour posséder tel pouvoir. Il était incontrôlable, inhalant toutes autres formes de magie en elle. Mais Dewei n’y prêta pas plus d’attention, repoussant son fils il attrapa Saya n’écoutant pas son cri plus strident et la mena vers sa femme, Ayumi. « Maintenant dis-moi ce que tu vois ! Comment vais-je faire pour la sauver ?! » Questionnait-il empressé, impatient. Mais Saya ne savait pas, elle était toujours submergées, n’étendant qu’à peine la question de son père, presque perdue dans le brouhaha des faits passés et futurs de sa mère, mêlés à son père et à ceux de la pièce, puis bientôt à ceux de Kei qui accourait de nouveau, Panlong en retrait, horrifié par ce qu’avait fait Dewei. Saya gémit, tentant de se concentrer mais en vain, pleurant de plus belle alors qu’elle voyait sa mère enfant, la rencontre avec son père, tous ces beaux moments, mais aussi la souffrance qu’elle avait connu puis finalement son corps sans vie. « Elle… Okasan… Elle est… elle est morte… » Suffoquait-elle, épuisée par ce pouvoir, ce fardeau qu’elle maintenait avec peine. Son père la secoua de plus belle, ne se satisfaisant pas de telle réponse, hurlant de plus belle, mais tant d’agitation affaibli en effet Ayumi. Quelques heures plus tard, Ayumi, cette épouse, cette mère sans égales, rendait son dernier souffle alors que Dewei tentait encore vainement d’obtenir quelque chose de Saya, renvoyant froidement Kei qui tentait toujours de l’empêcher de faire du mal à sa sœur, du moins plus de mal qu’il ne lui en avait fait.
Lorsqu’Ayumi rendit son dernier souffle, Saya hurla de plus belle avant de tomber inconsciente, perdue dans des rêves horribles alors que Dewei pleurait sur le corps de sa femme, Kei pleurant lui aussi serrant sa sœur inconsciente contre lui. Panlong quittant la pièce jetant un dernier coup d’œil déçu à Dewei qui venait à lui seul de détruire sa propre famille…


~ Chapter Five ~
Une année s’écoula. Une longue année qui fut fatale à Chengyang… Il n’y résidait plus aucune gaieté, plus aucune joie, certains avaient quitté le village suite au départ de Meng, à la menace qu’il représentait, beaucoup été resté mais ne cachaient pas leur crainte pour l’avenir, leur mépris pour le chef Xiao, mépris entretenu par Panlong le seul restant à s’occuper du village tant Xiao était détruit par le deuil. Mais ce qui effrayait surtout les habitants étaient les cris de la jeune Saya. Elle aurait dû fêter ses quinze années, mais elle ne voyait personne depuis quelques mois…
La présence d’autres personnes déchaînait son ‘don’, elle voyait sans distinctions leur futur et leur passé, ce qu’ils avaient été, ce qu’ils allaient être, ce qu’ils pouvaient faire, dire, penser… Tout cela dans un brouillard épais et lui perçant le crâne comme mille aiguilles… Kei avait décidé d’interdire à toute autre personne que lui de lui rendre visite sans son accord. Elle restait donc seule dans sa chambre. Mais même là, elle voyait… Il lui suffisait de regarder un objet, une esquisse pour voir sa création, son histoire et sa fin. Saya sombrait dans ce mélange de souvenirs et de visions, plusieurs fois elle voyait sa mère, son sourire, comme si elle était encore vivante, lui offrant une peluche, lui coiffant les cheveux, la bordant, la consolant… Mais Saya pleurait et elle n’était pas là pour la consoler. Son père non plus. Il refusait de lui adresser la parole, la croyant coupable, lui en voulant. Les seules fois où il venait la voir, à l’insu de son fils, c’était pour s’emporter contre elle, pour pleurer de colère, ou simplement pour la fixer froidement jusqu’à ce que Kei parvienne à le faire sortir.

La jeune fille n’en pouvait plus, elle se sentait devenir folle, elle ne savait plus ce qui était vrai et faux. Les seuls instants de calmes étaient lorsqu’elle dormait ou fermait les yeux. Quand elle ne voyait plus… C’est sa folie qui lui fit prendre cette décision. Elle ne voulait plus voir, plus jamais, plus savoir, voir lui avait fait tout perdre. Elle ne voulait plus perdre… Plus jamais… Alors elle attrapait l’une de ses piques à cheveux, celui qui se terminait par une magnifique broche ornée de petites pierres de jade. Elle n’allait plus pleurer si elle le faisait, elle en avait assez de pleurer, elle tremblait mais été déterminée. Elle ne fit pas durer plus longtemps l’instant et vint se percer les iris.
Voilà qu’elle hurlait de nouveau, mais alors que personne ne s’en inquiétait pensant à une nouvelle crise de folie de la demoiselle, Kei en fit autrement. Il connaissait sa sœur, ses hurlements et il savait que celui-ci était tout autre que lors de ses crises. Il entra en trombe dans la pièce pour voir le sang, sa sœur à terre, son aiguille et ses yeux… Il n’hésita pas un instant et attrapa le visage de Saya, prononçant une formule pour la guérir, mais il ne parvint qu’à fermer les entailles, sa vue était définitivement partie…

Il fallut plusieurs jours à Saya pour se remettre. Elle s’éveilla. Mais il faisait noir, elle ne voyait rien d’autre que des ténèbres infinies, mais ce n’est pas ce qui la choqua le plus. Elle n’était plus submergée, pour la première fois depuis longtemps elle sourit et pleura de joie. Ce ne fut que lorsque Kei attrapa sa main qu’elle comprit qu’elle n’était pas définitivement débarrassée de ce don… Elle s’en dégagea rapidement, découragée : « Je pensais que je serais de nouveau normale Gē… » Saya ne pouvait le voir mais elle sentit l’air triste que devait adopter son frère et elle allait pour pleurer de nouveau. Il lui caressa la joue, séchant ses larmes et il dit : « Ensemble on réussira à te faire le contrôler… » Cela ressemblait à une promesse à l’oreille de Saya et elle hocha de la tête. Cela faisait un an qu’elle n’avait pas eu de conversation avec son frère, un an qu’à chaque fois qu’il venait à elle, elle était terrassée par son histoire, son avenir et ne parvenait à rester calme. Alors tous deux étaient heureux comme jamais de pouvoir de nouveau discuter, que Saya ne soit plus prise de crise de folie, de perte de contrôle. Tout ce qu’il fallait était qu’elle ne le touche pas. Ils parlèrent des heures et des heures jusqu’à tomber tous deux de sommeil, le sourire aux lèvres…

Il lui fallut trois ans pour parvenir à contrôler son don en partialité. Ces trois années furent très longues, aussi bien pour Saya que pour Keizuke, ensemble ils apprirent beaucoup sur le pouvoir de la jeune fille, ensemble ils passèrent des heures à essayer de la faire contrôler. Quelques mois après avoir perdu la vue elle sortait enfin de chez elle, la surprise du village fut immense, beaucoup étaient intrigués, d’autres étaient attristés par son sort, mais lorsqu’ils la virent sourire ils ne purent s’empêcher d’en faire de même. La joie revint lentement à Chengyang, le passé n’était pas oublié mais ensemble ils tentaient de reprendre le dessus. Dewei lui restait isolé, à boire, à déprimer, colérique éternel, détruit à jamais… Si bien que Keizuke dû prendre sa relève bien plus tôt que prévu…
Les retrouvailles entre Li-Ming et Saya furent ponctuées de larmes, de sourire, de rires et de potins. Elles s’étaient manqués terriblement et étaient de nouveau inséparables. Li-Ming faisant elle aussi tout son possible pour aider son amie à garder contrôle, tâchant de ne pas pleurer en la voyant fixer le vide en pensant la regarder… Chengyang se réparait doucement. Saya évoluait tout autant.
Apprendre à contrôler son don ne fut pas tâche aisée, mais elle parvint après ces trois années à effleurer un certain contrôle même s’il était épuisant. Il lui fallait se concentrer comme jamais, mais si elle le faisait alors elle pouvait toucher quelqu’un sans être submergée. C’était tout ce qu’elle désirait, avoir un bouton permettant d’activer ou non son don, et c’est ce qu’elle parvint à faire. Mais elle découvrit aussi qu’à force de dompter son don elle pouvait aussi choisir ce que du passé ou du futur elle désirait voir. Alors les images peuplaient son esprit. Comme si elle voyait de nouveau, mais là elle savait, alors elle savait que ce n’était pas le présent, ce n’était pas ce qu’elle voyait vraiment mais ce qui allait ou s’était passé. Sa cécité bien que triste et pendant longtemps dérangeante l’avait sauvée de la folie et de la destruction, l’avait extraite de ce labyrinthe interminable qu’est le temps…
Elle apprit aussi à faire avec sa cécité, souvent elle avait besoin de l’aide d’une canne ou de son frère pour se repérer. Mais elle fut plus à l’aise lorsqu’elle contrôlait son don, il lui suffisait alors d’effleurer un mur un court instant pour voir ce qu’il s’y était dérouler et ainsi deviner sa configuration. Elle se déplaçait le plus souvent à l’aide d’une magnifique canne en ébène sombre, au pommeau argenté sculpté par son frère, une canne ayant son secret que Saya découvrit avec un sourire lorsqu’elle l’eut pour la première fois dans ses paumes « On n’est jamais trop prudent ! » Lui chuchotais son frère avec le même sourire.  C’était leur petit secret, cette canne qui renfermait une lame ayant appartenu à leur mère  devint l’objet le plus précieux de la demoiselle. Le bonheur semblait de nouveau avoir envahi la cité, Saya reprenait une vie plus ou moins normale, Kei était un chef digne de ce nom, Panlong laissait ses à priori de côtés, fier du fils de Dewei, ce dernier n’était plus qu’une ombre…
Mais une ombre bien plus terrifiante et dangereuse allait de nouveau balayer Chengyang, et ce, définitivement…


~ Chapter Six ~
Chengyang pensait reprendre une vie paisible, faisant fi des quelques tensions  ou questions persistant à exister. Mais un protagoniste avait été trop rapidement oublié, enfouie dans un coin sombre de l’esprit de chacun. Meng et son désir ardent de rabaisser l’espère humaine… Meng et son alliance avec le clan Jangshi… Meng qui avait à ses côtés son fils… Tous deux aveuglés par la perte et la haine… Meng n’avait en rien effacé la cité de son esprit, même après avoir déployé le chaos en son sein en maudissant Ayumi. Non il était encore bien vexé de n’avoir reçu le support attendu, d’avoir été traité de la sorte et de ne pas avoir été suivi dans ses illusions… Et il comptait encore frapper fort.

L’après-midi touchait à sa fin, Li-Ming et Saya étaient installée sous l’arbre où Yao-Xun avait l’habitude de s’installer. Mais soudain Saya s’arrêta en plein milieu de sa phrase, un instant d’absence, les yeux d’autant plus clair, soudain prise d’une vision comme il lui arrivait de temps à autre. Son souffle se coupa alors que Li-Ming se jetait sur elle pour la ramener à la raison et s’enquérir de lui demander ce qu’elle avait vu : « Ils…Ils arrivent… Ils sont nombreux… Les Jangshi sont avec eux…. » Li-Ming n’attendit pas plus longtemps, laissant son amie elle courut vers son père et Keizuke dans la salle du conseil pour leur faire part de la vision de Saya. Mais celle-ci ne savait pas quand cela aurait lieu… Et le sol se mit à trembler, l’air se fit lourd et les cris commencèrent à s’élever. « Ils… Ils sont déjà là… » soufflait Saya tombée au sol suite à la force et la surprise de la vision.
Meng était à la tête du groupe, le chef du clan des vampires à ses côtés et derrière eux Yao et tout le clan des Jangshi. Meng avait détruit la protection du village. Meng était venu mettre un terme à sa vengeance. Meng était venu détruire… Les vampires se faisaient un cœur joie, les sorciers se défendaient comme ils le pouvaient, protégeant leurs enfants des crocs autant que leur vie le leur permettait, beaucoup tentèrent de fuir en vain, certains se rendirent pour protéger leur vie et celle de leur proches. Tout allait vite, trop vite. Saya sentait les larmes couler alors qu’elle avait déposé ses deux mains au sol voyant ce qu’il se déroulait au pied de la colline des trois chefs, voyant Meng et le vampire approcher déterminé, voyant Yao les suivre et sans même jeter un regard à qui que ce soit arrêter les courageux qui tentaient de bloquer leur avancée. Puis elle ne vit plus rien, quelqu’un l’avait attrapée et la relevait. C’était son père, Dewei : « Saya, tu ne peux pas rester ici, Meng est fou il va vouloir t’utiliser ! » Mais elle n’écoutait pas, elle se perdait dans le passé de son père qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps, qui ne lui avait pas adressé la parole depuis tant, et qui la protégeait aujourd’hui. Puis elle se laissa aller à son futur et se raidit. Tout était sombre, que néant… Elle s’aggripait à lui : « Tu ne dois pas rester ! Tu ne dois pas rester ! » Mais déjà il l’a jeté dans les bras de Keizuke « Fuyez, ils ne doivent pas la trouver, je vais les retenir. » Il échangea un simple regard avec son fils qui voulait tout dire, déposa un baiser sur le front de Saya qui se débattait sachant parfaitement ce qui attendait son père s’il allait à l’encontre de Meng, Li-Ming pleurait et attrapait Saya avec Keizuke, courant pour quitter la cité. Panlong quant à lui avançait aux côtés de son vieil ami, fier de ce changement, fier qu’il soit redevenu lui et fier de se battre à ses côtés dans cet ultime affrontement…

Meng s’arrêta, faisant face à Dewei et Panlong. Il regardait le premier avec un sourire de côté : « Ainsi tu as goûté à la perte, qu’en as-tu pensé ? Comprends-tu désormais ? » Il eut un pâle sourire en voyant Keizuke, Saya et Li-Ming fuir : « Tu as détruit Chengyang, détruit nos rêves, détruit notre amitié, détruit ta femme et même ta fille. Mais n’ai crainte, je saurais user comme il se doit de ses compétences… » Dewei alla se jeter sur lui mais fut stoppé en plein élan par le Jangshi. Puis Meng tourna la tête vers Panlong « Quant à toi… tu ne tarderas pas à le connaître… » Soudain le cri strident de Li-Ming se fit entendre, Panlong se tournait pour voir des vampires attaquer les trois fuyards Keizuke luttant seul pour protéger sa sœur, Saya pleurant en attrapant le visage sans vie de Li-Ming, un trou béant transperçant la poitrine de cette dernière. Panlong s’élança pour tuer les vampires mais le chef des Jangshi lui fit subir le même sort que sa fille…
Dewei et Meng s’affrontèrent, leur magie fusait en tous sens, le Jangshi intervenant et se retrouvant confronté à Dewei. Yao-Xun alla attraper Saya, cette dernière fut submergée par son passé, elle pleurait mais ne criait plus, silencieuse comme jamais. « Tu n’es plus Yao » chuchota-t-elle avec dégoût. Le garçon fut comme frapper par une flèche gelé, son visage se raidit, son regard se fit plus sombre. La surprise de ces paroles suffit à Kei pour récupérer sa sœur et d’un sort envoyer valser son ancien ami contre un pan de mur d’une des maisons des chefs. Il porta sa sœur et s’enfuit de nouveau à ses côtés. Meng pesta et alla pour se lancer à leur poursuite mais Dewei le stoppa de nouveau, leur combat vibrant de nouveau et ce jusqu’à la tombée de la nuit, permettant aux enfants Xiao de prendre suffisamment d’avance, la colère de Meng et du Jangshi se faisant d’autant plus grave que le sorcier ne laissait place à la riposte. Mais Dewei n’était pas suffisamment puissant pour les retenir plus longtemps, il savait que Kei saurait protéger sa petite et lorsque Meng lui porta le coup final, Dewei accueilli la mort comme une amie plus qu’attendue, une amie qui pour lui avait le visage de sa chère Ayumi. Il rendit son dernier souffle sachant qu’il avait réussi à protéger ses enfants, une dernière fois après leur avoir fait tant de mal, apaisé et désolé de n’avoir pu faire plus, il mourait alors que Chengyang brulait, plus aucun signe de vie y retentissant. La fin de la cité aux sorciers…


~ Chapter Seven ~
Quatre années se sont écoulées depuis leur fuite. Quatre années qu’ils sont ensemble, inséparable. Keizuke et Saya ont bien grandit, ont tant changé, ont tant fait, ont tant vu, ont tant vécu. Mais ils n’ont jamais oublié. Il leur fallut longtemps pour se remettre de la fin de Chengyang, longtemps pour se remettre de la perte de leurs proches et de la menace qui les suivait à la trace. Il fallut bien plus d’un an à Saya pour se remettre et quitter sa torpeur. Une longue année qui était torture pour Kei qui ne supportait de voir ainsi sa sœur. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’elle est sortie de ce mutisme. Alors qu’il la consolait d’un cauchemar elle fut surprise par la vue du futur de son frère. C’est ainsi qu’elle vit le visage triste qu’il avait en continue, son intensité étant sans égales lorsqu’il posait son regard sur sa sœur déprimée. Ce soir-là elle lui serra fort la main, consciente de tout ce qu’avait toujours fait Kei pour elle, de ce qu’elle lui avait fait subir en restant égoïstement dans cet état second. Elle levant tant bien que mal le regard vers lui et lui adressa un sourire, un sourire sincère comme elle ne lui en avait pas accordé depuis longtemps, comme elle n’en avait pas esquissé depuis des années : « Merci Gē … » Bien qu’elle ne percevait pas le visage de son frère il se dessinait dans son esprit, elle devinait qu’il devait d’abord être surpris, puis elle l’entendit émettre un petit rire et la prendre contre lui et sourire lui aussi avant d’à son tour la remercier : « Merci Saya… ».

Depuis ils tentèrent tant bien que mal de reprendre un court de vie normal. Ce n’était pas simple étant donné que les Jangshi, Meng et Yao-Xun leur couraient toujours après. Ils ne restaient que très peu de temps au même endroit, condamnés à ne pas s’installer, à quitter de nouvelles connaissances bien trop vite. Mais au court de cette fuite, ils apprirent à se faire discrets, à ne pas faire trop parler d’eux et notamment du don de Saya, afin d’éviter que d’autres avares de pouvoir ne décident de la chasser eux-aussi…
Saya profita de ces quelques années pour affiner son contrôle sur son don. Sa détermination était sans faille depuis qu’elle avait retrouvé le sourire. Elle ne voulait être surprise de nouveau. Elle arrivait à toucher autrui sans être submergé par toute leur histoire et sa continuité sans qu’elle le décide. Il arrivait que parfois quelque bride la surprenne mais de simples anecdotes tant qu’elle n’en décidait pas autrement. Il en était de même avec les objets et les lieux, elle contrôlait beaucoup mieux. L’unique chose qu’elle ne contrôlait pas était les visions telles que celle qui l’avait surprise à Chengyang.
Elle vit aussi qu’elle ne pouvait voir son propre avenir ou passé, mais cela lui importait peu, son sort n’était pas ce qui la préoccupait le plus… De même elle évitait de voir le futur de son frère, il le lui interdisait, la laissant par moment regarder son passé lorsqu’elle avait besoin de revoir les visages de leurs parents ou de Li-Ming joyeux et souriants, à ces moments où son moral n’était guère à son summum…

Il n’y a qu’un jour où elle a décidé de regarder furtivement le futur de Kei, alors qu’elle le taquinait sur une demoiselle qui semblait intéressée par son frère. Du moins la tonalité de la voix de cette jeune femme l’avait trahit. Oui, un autre travail de la jeune Saya était d’apprendre à être aveugle, elle se rendit compte que ses autres sens se faisaient d’autant plus aux aguets depuis la perte de sa vue ce qui l’aidait beaucoup.
Elle fouina donc dans le futur de son frère, souhaitant surtout savoir s’il pourrait un jour se préoccuper de quelqu’un d’autre qu’elle. Elle en avait assez qu’il ne s’inquiète que d’elle, de sa sécurité, plutôt que de sa vie à lui… C’est lors de cette vision du futur qu’elle vit son frère, l’œil amoureux, le sourire attendrit. Une ville qui n’était pas inconnu de Saya, un des quelques carrefours magiques sur Terre. Mystic Falls…

« T’es sérieuse Saya ? Je ne suis pas certain que nous installer dans un carrefour magique soit super discret… » rétorquais Kei en suivant sa sœur qui avançait dans la gare de New-York, se frayant un chemin à l’aide de sa canne, son regard bleu profond attirant les regards bien que fixant le vide. Saya opina vivement de la tête avant de se retourner vers son frère un sourire aux lèvres le menaçant d’un doigt : « Si je te dis que c’est bon ! Je suis mieux placée que toi pour le savoir non ? » Elle lui tira la langue d’un air taquin avant de continuer son avancée laissant glisser ses doigts le long d’un banc pour se repérer. Elle savait que Kei levait les yeux au ciel derrière elle, mais elle savait aussi qu’il la suivrait. Elle savait qu’il en avait aussi assez de fuir. Alors s’installer à Mystic Falls était ce qu’il y a de mieux pour eux. Après tout, elle tâcherait de se faire discrète et s’ils devaient faire face à des menaces alors soit, ils ne leur restaient plus qu’à se faire des alliés là-bas…







Dernière édition par Saya Z. Xiao le Mer 27 Aoû - 14:31, édité 13 fois
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 1:25

Welc again la madame vilaine!

Impatient de lire ton histoire et ta fiche de personnage (sois indulgente et ne me fais pas un roman cette fois T-T)!

Bon courage pour cette fiche et ce personnage qui promet d'être plus qu'intéressant et qu'il me tarde de venir malmener avec mon petit Slaine niark niark!
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 9:22

(Re) Bienvenu !!

Comme Sha je suis aussi impatiente de lire ton histoire !! Je demande bien gentiment de faire un roman de plusieurs pages ( rien que pour emmerder Sha :) ) En tout cas bonne chance avec ce personnage énigmatique qui promet d'envoyer du lourd !
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 9:40

Merci à tous les deux pour ce nouvel accueil!

Promis j'écrirais plusieurs pages juste pour t'énerver Shannon (surtout que tu prévois d'être méchant sous Slaine alors pourquoi être indulgente? )

J'essaie de finir cette fiche rapidement!
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 12:19

Bienvenue parmi nous :)
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 12:19

Merci
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 12:30

Bienvenue à toi Saya
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 13:00

Merci Davis
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 16:50

Re-bienvenue parmi nous Saya !!!!!!!!  :dance:  :dance: Excellent choix d'avatar *_* Zhang Ziyi est vraiment sublime :love: 
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 16:52

Merci beaucoup Elena, oui et elle convient bien au personnage que je prévois !
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 17:14

:hello: :hello: :hello: :hello: :hello: :hello: :hello: re bienvenue ici =)
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 17:16

Merci Caroline
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 18:57

Bienvenue sur le forum  :D 
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 23 Juil - 22:11

Merci Amelia
Revenir en haut Aller en bas

Admin
avatar


▲ Date d'inscription : 19/12/2013
▲ Messages : 1427
▲ Humeur : Marchande et critique
MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mar 29 Juil - 15:04

Encore une fois bienvenue parmi nous.

Désolé si c'est un peu tardif. Je viens voir si tu as besoin d'aide pour ta fiche ou pas?

_________________
    The Raven

    I'm The Master Of The Game.
    Hate Me. Love Me. Listen To Me. Ignore Me. Do As You Want.
    But Trust Me, You'll Fear Me.
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mystic-falls-forever.forumactif.org

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mar 29 Juil - 16:03

C'est gentil Ambre mais ça va, j'ai posté hier le caractère et les anecdotes comme j'étais penché sur la trame de mon histoire.
J'ai fais le premier chapitre à l'écrit, j'essaierais de le poster rapidement mais il m'en reste encore beaucoup donc je les posterais rapidement. Désolée si je mets un peu de temps mais avec les vacances je suis vite distraite pour sortir donc je passe un peu moins de temps en journée sur mon ordinateur.
Revenir en haut Aller en bas

Admin
avatar


▲ Date d'inscription : 19/12/2013
▲ Messages : 1427
▲ Humeur : Marchande et critique
MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mar 29 Juil - 17:15

Ne t'en fais pas il n'y a pas de soucis

_________________
    The Raven

    I'm The Master Of The Game.
    Hate Me. Love Me. Listen To Me. Ignore Me. Do As You Want.
    But Trust Me, You'll Fear Me.
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mystic-falls-forever.forumactif.org

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Mer 30 Juil - 13:32

Re-bienvenue
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Ven 1 Aoû - 0:07

Merci!
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Dim 17 Aoû - 21:14

Je suis en admiration devant tà fiche et ta manière d'écrire ! Tu es véritablement douée! Je m'y suis cru du début à la fin !
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Dim 17 Aoû - 23:37

Merci beaucoup Leah d'avoir pris la peine de lire mon début d'histoire, ça me fait plaisir qu'elle te plaise ;)
Je suis en train de travailler sur les derniers chapitres j'espère qu'ils plairont tout autant!
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Jeu 28 Aoû - 23:12




Welcome to Mystic Falls




Fiche officiellement validée





∞ Bienvenue à toi sur notre forum!

J'ai l'honneur de t'annoncer que ta fiche est officiellement VALIDÉE !!!

Le forum s'ouvre désormais à toi!
Tu peux donc le découvrir tranquillement mais avant tout n'oublies pas ces quelques points:
- Il te faut recenser ton avatar pour qu'il ne te soit pas piqué: WWW
- Tu peux dés à présent aller créer ta fiche de lien et de RP pour que les autres membres du forum viennent vers toi pour toutes sortes de demandes: Ici
- Comme on a tous besoin d'un toit sur notre tête, viens vite nous en faire la demande:
- Tu peux aussi aller créer ton coin portable, mail et journal intime pour communiquer avec les autres ou toi-même: Juste ici !
- Si tu as besoin d'un parrain, nous t'invitons à jeter un coup d'œil pour avoir une petite explication sur son rôle avant d'en faire la demande au staff: Juste là !
- Tu as déjà un compte parmi nous et tu as eu l'accord du staff pour en avoir un autre, alors viens vite recenser tes multi-comptes: Ici même !
- N'hésite pas d'ajouter les admins sur Skype pour avoir en contact en cas de problèmes: ICI!

N'hésites surtout pas à aller jeter un coup d'oeil aux fiches des autres membres pour avoir rapidement des liens et peut-être même des RP's!
Si tu rencontres le moindre soucis les admins sont et seront toujours à ta disposition!

A très bientôt sur le forum! Profites bien!

∞ Un petit mot de l'admin:
J'ai beaucoup aimé lire ton histoire! T'as vu l'effort que j'ai fait en lisant tout!!!!
Franchement ton personnage est super intéressant et le fait qu'elle soit aveugle va être intéressant à jouer en RP! Je suis impatient de voir son évolution mais aussi ce qu'elle va faire à Mystic Falls parce que ça m'étonnerait que son don passe inaperçu ;p
Bon en tous cas tu peux être sûre qu je vais venir t'embêter sous Slaine! Le futur ça l'intéresse beaaaauuuuucoup ;p
Bravo pour cette histoire compliquée très bien écrite comme la précédente ;)


Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Ven 29 Aoû - 12:19

Ta fiche est magnifique =) bravoo pour ta validation
Revenir en haut Aller en bas

Invité
avatar

Invité

MessageSujet: Re: Le regard de Saya Ven 29 Aoû - 12:24

Merci beaucoup Caroline!
Revenir en haut Aller en bas



Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Le regard de Saya

Revenir en haut Aller en bas

Le regard de Saya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Le regard de Saya
» " L'INTENSITE D'UN REGARD "
» Le regard est'il le miroir de l'âme ????
» Regard Hanté - Mâle - Sang - Guerrier
» Enaro Saya

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mystic Falls Forever :: Fiche de présentation-